Toujours vêtue de jaune, Adélys, « lumière noble » en norvégien, contraste avec le gris de la ville.

À Bruxelles, Montréal ou en Normandie dont elle est originaire, elle marche, compose et produit des chansons électro qui sont des rencontres avec l’urbain, l’eau et le corps.

La voix claire, le corps élancé, elle captive par son énergie communicative et celle de ses chansons qui pulsent.

Bercée à la musique savante par un père pianiste de jazz dans leur petite maison à Evreux en Normandie, Adélys s’imagine traverser l’Atlantique en pédalo. Elle est de ces enfants rêveuses qu’on a emmené de force au conservatoire. À seize ans, elle y prend goût et se voit chanteuse d’opéra. 

Plus tard, c’est à Paris que surgissent ses premières chansons lors d’un trajet de métro anodin qui va changer le cours de son existence. Il y a urgence à chanter ses propres mots, à parler de ce qui se passe en elle, de cette vie qui bouillonne, qui gronde, qui l’obsède. 

Elle réalise alors une centaine de concerts en France et en Europe, notamment les premières parties de Jean-Louis Aubert, Grand Corps Malade, Terrenoire, ou encore Pauline Croze.

Attirée par le Grand Nord et par la musique de Klô Pelgag, elle s’exporte au Québec dans des festivals importants : Les Francofolies de MontréalCoup de Coeur Francophone, le Festival de Petite Vallée en Gaspésie. 

Là-bas, elle rencontre la chanteuse et productrice Mell avec qui elle collabore pour son premier album à venir : Toutes les Fenêtres et les Ruisseaux.

De la femme de ménage à l’araignée, les histoires de ses refrains donnent la voix au féminin et sont un appel au respect du vivant dans un monde à la dérive.

Chanteuse, vidéaste, femme, corps-sujet toujours en mouvement, Adélys mène de front une intense quête de liberté.