PARIS NORMANDIE - 19/01/22

WHAT'S UP ROUEN - 05/11/21

Ouest france - 11/11/21

longueurs d'ondes - 16/07/21

Un brin de fraicheur s’invite sur l’hippodrome, avec cette jeune ébroïcienne débordante de vie et dont la coiffure rappelle celle d’Audrey Tautou dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Peut-être que tout comme elle, son envie est de semer discrètement le bonheur autour d’elle, c’est en tout cas l’image qu’elle dégage. Seule sur scène, vêtue d’un ciré jaune, elle emplit l’espace au rythme des sons du synthé et captive autant par sa voix puissante et claire que par sa présence et sa gestuelle. Elle embarque le public dans une aventure poétique visuelle au travers des histoires de ses chansons. Partagée entre la Normandie, Bruxelles et Montréal, cette jeune artiste globetrotteuse est une bulle d’oxygène et une bonne surprise.

Valérie Billard

EURE INFOS - 15/06/21

RELIKTO - 02/05/21

Adélys se transforme sur scène

Adélys a passé une semaine en résidence au Tetris au Havre où elle a travaillé avec le danseur et chorégraphe de la compagnie Beau Geste, Philippe Priasso. Sur scène, elle veut désormais « être dans le mouvement ».

Adélys se laisse encore une année pour sortir son prochain album. Jusqu’au printemps 2022, la chanteuse, autrice et compositrice, originaire d’Évreux, a « besoin de temps afin que la matière se peaufine et se rode ». Elle a aussi envie de partager ce nouveau disque comme on « vit une traversée ». Chaque titre doit ainsi se transformer en « des tableaux symboliques. Je veux les incarner. Pour cela, il faut être dans le mouvement ».

Sur scène, Adélys ne souhaite plus être uniquement une chanteuse. « Dans ma tête, il y a presque un côté péjoratif. Mon père a été musicien de jazz. J’ai cette image de la femme qui pose et à qui on n’en demande pas plus. Je ne peux pas écrire et seulement chanter. Cela ne m’intéresse pas et Il me manque d’autres dimensions. Je veux raconter des histoires, emmener le public sur un parcours, incarner les mots, faire corps avec les textes ». 

Une chanteuse mais pas seulement.

Au Tetris, au Havre, où elle a passé une semaine, Adélys a continué à imaginer son concert comme « une création contemporaine de danse ». Elle a mené ce travail aux côtés de Philippe Priasso. « Je l’ai rencontré pour la première fois lors d’un atelier danse au lycée. J’avais bien accroché. Sa façon de faire m’avait beaucoup plu. Il nous avait parlé de la danse comme d’un élan libératoire ». Avec le danseur et chorégraphe de la compagnie Beau Geste, elle a « exploré le plateau. Je me suis rendue compte que le temps de la scène n’est pas le même que celui dans la réalité. Un geste n’est pas perçu de la même manière. J’ai appris à utiliser cette contrainte pour me libérer. Nous avons aussi déroulé tout le spectacle dans lequel je me transforme. Tout cela m’a permis de me demander ce que je veux vraiment raconter et d’aller chercher la fluidité ».

Jusqu’à présent, Adélys a avancé au rythme des sorties de plusieurs EP empreints d’une poésie du quotidien mêlée de pop, de jazz et d’électro. Dans ses parcours, elle dessine une carte des sentiments et clame le vivant.

Maryse Bunel